Revalorisation
Evolutions/Modifications, salariales et reconnaissance
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Un SDMIS qui tient debout grâce à celles et ceux qu’on ne voit pas
Chaque jour, avant même que la ville ne s’éveille, des femmes et des hommes enfilent une tenue, vérifient le matériel, se préparent à répondre à l’imprévu. Ils ne cherchent pas la lumière. Ils portent le service public sur leurs épaules. Et pourtant, ce sont eux que l’on oublie le plus souvent.
AUTONOME est né d’un constat simple :
La reconnaissance ne tombe jamais du ciel, elle se construit, elle se gagne, elle s’arrache parfois.

Pourquoi nous nous battons, remettre du sens là où il s’est perdu
Pendant des années, les débats sur les salaires, les primes, les carrières ou surcotisations ont tourné en rond. Toujours les mêmes phrases. Toujours les mêmes blocages. Toujours la même réponse commode : « il n’y a pas d’argent ».
Nous avons décidé de faire ce que personne n’avait fait :
Tirer le fil du financement, comprendre comment fonctionne réellement la sécurité civile sur le plan budgétaire, démontrer que la revalorisation n’est pas un luxe mais une nécessité. Remettre les élus face à leurs incohérences dans un contexte de « libre administration des collectivité territoriales » qui ont la gestion administrative et financière des service d’incendie et de secours (SIS) – ICI – Pour en accéder au module financement. Car le Syndicat AUTONOME SDMIS, la reconnaissance et la revalorisation des agents de terrains :
Ce n’est pas une revendication. C’est un projet.
Ce que nous défendons ? Des combats concrets, humains, structurants

L’égalité de traitement, sans conditions et sans ambiguïtés
La prime d’intéressement n’est pas un privilège. Elle n’est pas négociable. Elle ne doit pas être réservée à certains. Elle appartient à tous les agents métropolitains, sans distinction.
Nous avons obtenu son versement. Nous exigeons désormais sa cohérence.
Le temps invisible qui fait tenir le service public
Se préparer, se raser, se changer, vérifier son matériel… Ce temps n’existe dans aucun texte. Mais sans lui, rien ne fonctionne.
Nous demandons qu’il soit reconnu pour ce qu’il est, du travail.
La technicité doit être payée, pas supposée
Certaines spécialités sont devenues indispensables. Elles exigent rigueur, expertise, responsabilité. Elles ne sont pourtant pas rémunérées à leur juste niveau.
Nous voulons mettre fin à cette incohérence.

Des carrières lisibles, cohérentes, ascendantes
Pour les SPPNO : redonner du souffle, aligner grade et fonction, sortir de la stagnation. Pour les PATS.C : rétablir un véritable ascenseur social, reconnaître l’expérience, ouvrir des perspectives.
Un SDMIS moderne ne peut pas fonctionner avec des carrières immobile.
Le pouvoir d’achat, ce n’est pas que le salaire
C’est aussi :
les trajets
l’organisation du travail
les régimes cyclés
le télétravail
l’autopartage
l’indemnité de résidence
la gratuité des transports en commun
Nous défendons une vision globale, pas un catalogue de primes.
Les Activités Rémunérées : sortir d’un système fragile
Le dispositif actuel repose sur une base juridique instable. Nous aurions pu le faire tomber. Nous avons préféré le sécuriser.
Notre proposition ? une rémunération claire, assumée, légale, revalorisée.
Parce que la formation n’est pas un bricolage administratif. C’est un pilier de la sécurité civile.

Au-delà du local, reconstruire une reconnaissance nationale

Le point d’indice : un combat de dignité
L’érosion du pouvoir d’achat n’est plus supportable. Revaloriser le point d’indice, c’est reconnaître la réalité du métier.
Des écarts entre départements devenus indéfendables
Un même métier. Un même risque. Une même République. Mais des rémunérations du simple au double.
Nous demandons une harmonisation nationale.
La prime de 13e mois : une mesure simple, juste, structurante
Nous portons un projet de loi pour l’instaurer dans toute la sécurité civile. Une mesure lisible, durable, attendue.
La prime de feu : remettre le risque au centre
Aujourd’hui, plus on s’éloigne du feu, plus la prime augmente. Cette logique n’a plus de sens.
Nous défendons une prime indexée sur l’exposition réelle.

Réforme de la Filière SPPNO, Reconstruire sur du solide
Pourquoi réformer ? Parce que la filière actuelle ne tient plus debout
La filière SPPNO est devenue un labyrinthe : illisible, incohérente, déconnectée des responsabilités réelles. Les agents avancent, mais la filière reste figée. Les missions évoluent, mais les grilles restent bloquées. Les responsabilités augmentent, mais la reconnaissance ne suit pas.
AUTONOME pose une question simple : comment un service public aussi essentiel peut-il fonctionner avec une architecture statutaire qui ne reflète plus la réalité du terrain ?
Nous ne voulons pas “améliorer” la filière. Nous voulons la reconstruire.
Notre vision ? une filière qui reflète enfin le métier réel
Aujourd’hui, un SPPNO peut encadrer, former, commander, gérer des risques majeurs… tout en restant dans une grille qui ne reconnaît ni son expertise, ni sa responsabilité.
Notre projet repose sur un principe clair :
La filière doit suivre le métier, pas l’inverse. Nous proposons une architecture simple, lisible, moderne.
La nouvelle filière SPPNO proposée par AUTONOME
B1 – Sergent : le premier niveau de commandement reconnu
Le Sergent n’est pas un “agent un peu plus expérimenté”. C’est un chef d’agrès, un référent technique, un pilier opérationnel.
Dans notre modèle, il devient le premier niveau de la filière B, comme dans tous les autres corps de métier.
B2 – Adjudant : l’expertise opérationnelle assumée
L’Adjudant est aujourd’hui un cadre technique sans reconnaissance statutaire réelle. Dans notre réforme, il devient le cœur de la filière B, avec une grille alignée sur ses responsabilités :
gestion d’équipes
expertise technique
coordination opérationnelle
formation
B3 – Major : le cadre de terrain, pas un cadre administratif
Le Major n’est pas un “super adjudant”. C’est un cadre de terrain, un garant de la sécurité opérationnelle et des activités fonctionnelles, un référent stratégique. Il doit occuper le poste de chef de garde et chef de groupe.
Dans notre modèle, il devient le sommet de la filière B, avec une reconnaissance claire et assumée.
Souviens toi en 2021
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Augmentation de la prime de feu
Etat des lieux
Augmentation du gain et des retenues sur salaire
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Suppression de la surcotisation
A la suite de plusieurs mouvements de grèves des sapeurs-pompiers non officers depuis presque 30 ans, en 2019 c’est 85% des représentants du personnel (2 syndicats de SPP manquent cet appel des agents de terrain) qui se voient mobilisés pour obtenir une fois pour toute la reconnaissance de métier à risque de leur profession. Une revalorisation visant le même niveau de reconnaissance que les forces de l’ordre à 28%.
Le 24 juillet 2020 sortent un décret et un arrêté (cliker sur l’image), le décret augmente la prime de feu et l’arrêté lui augmente les retenues sur salaire par l’indice fictif majoré sapeurs-pompiers spécialement conçu pour cela.
Bref voici les grilles avec le gain réél perçu par chaque type d’agents (SPPNO)
Une somme indue depuis 2003
Pour mémoire, cette majoration de la retenue pour pension des sapeurs-pompiers professionnels a été instituée par la loi du 28 novembre 1990 relative à la fonction publique territoriale pour permettre la prise en compte progressive de l’indemnité de feu dans leur pension de retraite, les collectivités employeurs supportant elles aussi une contribution supplémentaire. La loi disposait que cette prise en compte serait réalisée progressivement du 1 janvier 1991 au 1 janvier 2003. Depuis 2003, la surcotisation perdure, ce que conteste le syndicat.
En vain jusqu’ici. En 2017, le Conseil d’Etat a ainsi jugé que « si la prise en compte de l’indemnité de feu dans la pension des agents concernés devait être réalisée progressivement du 1 janvier 1991 au 1 janvier 2003, il n’en résulte pas que la majoration de la retenue pour pension et la contribution supplémentaire liées à cette indemnité devaient cesser d’être prélevées à compter de cette dernière date ». Or, d’après Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS), cette surcotisation « n’est plus nécessaire à l’équilibre des prestations de la caisse. C’était vrai lors de la mise en place, ce n’est plus le cas aujourd’hui », nous précise-t-il. Coté salariés, on dénonce un prélèvement mensuel indu, d’une centaine d’euros. Pour les SPPNO cela représente une augmentation réelle de 40€/mois, atteignant ainsi les 100€/mois faussement annoncé pour la prime de feu.






